travail d’écriture #2 - le 09 janvier 2018
Groupe de travail :
Sylvie RABINEAU (Cheffe de service MAS) - Francine EUGENE (Aide soignante) Hasan KILINC (Aide soignant) - Marion LANGLOIS (Monitrice éducatrice) Georgina PETERS (Psychométricienne) - Maria PEAN (Monitrice éducatrice)
Isabelle CHEVRIER (AMP) - Noura CHERCHEUR (Monitrice éducatrice)
Christine VIRLOUVET (Monitrice éducatrice) - Agnès KINGOMBE (Aide soignante) - Makassi KEITA (Monitrice éducatrice)
LE MATIN :
Analyses et repérages scénaristiques
avec Antoine Vaton et Philippe Troyon
SONS
Ecoute d’un montage son des entretiens réalisés par les professionnelles le 27 11 2017
Voir la retranscription. Les prénoms et noms ont été volontairement abrégés pour garder l’anonymat des personnes.
Repérage des moments qui seraient les plus pertinents à filmer, en fonction de cette écoute
IMAGES
Visionnage d’une sélection de séquences tournées par les professionnelles le 27 11 2017
Réflexion sur le choix des « personnes » à filmer
L’APRÈS-MIDI :
Scénario et philosophie : un regard sur l’espace du réel
avec Philippe Troyon et Antoine Vaton
Philippe Troyon conduit une réflexion en compagnie de l’équipe de l’observatoire et d’Antoine Vaton sur la question « scénario et philosophie ». Ce qui va nous permettre d’élargir notre réflexion collective. Il évoque « la force du regard du professionnel filmeur »
REPÈRES CINÉMATOGRAPHIQUES
Visionnage de deux extraits de film :
(il s’agit de monter comment « filmer » l’autre qu’il soit de « pierre ou lépreux ».
Ciné Portrait 1983 Jardins des tuileries
Série « Reporters »
Depardon par Jean Rouch, un cinéaste filme un autre cinéaste(avec une caméra super 16mm - bobine de 10 minutes
Comment deux cinéastes filment le même « objet » : une statue au jardin des tuileries.
filmer en douceur, filmer à bout de bras, l’importance du son
L’ordre de Jean-Daniel Pollet 1973
C’est un essai cinématographique d’un cinéaste qui filme l’île des lépreux en Grèce
Cet îlot, relié à la terre par une digue, face à Elounda, abrite depuis 1575 une forteresse de la République de Venise, devenue turque en 1718. Le gouvernement grec en fait en 1904 le lieu de relégation de ses lépreux. Cette dernière léproserie d’Europe abrite de 300 à 400 lépreux, en relative autonomie, jusqu’en 1956, date où les survivants reviennent en structure hospitalière près d’Athènes, parce qu’on sait alors les soigner. Ils ont appris à résister au rejet, à l’abandon, mais restent incapables de revenir au monde.
TRAVAIL D’ECRITURE
Redéfinir et repréciser les enjeux du film autour de la proposition : « ce qui nous touche, ce qui nous révolte »
Philippe Troyon conduit une réflexion en compagnie de l’équipe de l’observatoire et d’Antoine Vaton sur la question « scénario et philosophie ». Ce qui va nous permettre d’élargir notre réflexion collective.
Réflexions à partir de mots :
Triangulation >
[soins - professionnelle - hors-champ] -> spectateur qui se projette dans cette triangulation spatiale et temporelle. L’intervention dune professionnelle en hors champ.
[comme une intrusion volontaire]
Handicap >
définition du mot handicap :
« la main dans le chapeau ? »
la résistance - l’infranchissable - l’innommable - ce que nous ne voudrions ne pas être - la différence (insupportable) - le transfert impossible - l’autre nous-mêmes - l’appréhension -
Transfert >
voyage ou psychanalyse ?
Stéréotypie >
les gestes répétés - répétition
Série de mots :
Humanité
Frontière
Peur
Relation
Référent
Repères
Espace
Bloc
Extérieur - Intérieur
Normalité
Certaines sensations à évoquer :
Les cris - L’écrit
Jugement
(Apprendre à connaitre avant de juger)
Empathie
La gêne
A priori
La mémoire du détail
Sur le regard des autres
Certaines scènes à [re] écrire :
la plage
la patinoire
les soins dans les chambres le matin
les couloirs
TRAVAIL A FAIRE
Le sujet du film :
Le regard de l’autre
Idées de titre : « le regard qui interroge » - « leçons de vies » - « la main dans le chapeau »
Repérages photographiques :
chaque professionnelle devra faire des photos de lieux liés au sujet
Ecritures cinématographiques :
écrire 10 à 15 situations de soins de circulations de transferts avec les résidents
Ne pas oublier que le sujet du film est plus lié au travail de la professionnelle (au plus profond). Comment ressentir ce qu’elle ressent avec le résident dans c-dciverses situations [soins - transferts - couloirs - extérieurs et intérieurs, jour et nuit]
