Bande Annonce : "L’écorce du monde"

Un regard sur l’oeuvre de Jacqueline Lerat

introduction [3 minutes 30"]


- Réalisation : Philippe Troyon
- Scénario et textes : Joseph Rossetto
- Montage : Guillaume Lebel

Film - 40 minutes -
@ Imaginem – Lerat – Rossetto - Périphérie - 2016


Document téléchargeable du scénario

PDF - 5.3 Mo

SYNOPSIS

VERSION FRANÇAISE :

"L’écorce du monde"

PDF - 57.4 ko

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VERSION ANGLAISE :

"The crust of the world"

PDF - 24.3 ko

Le film retrace le cheminement sensible et intellectuel d’un personnage qui permet aux spectateurs d’entrer dans l’univers d’une grande artiste de la terre, Jacqueline Lerat. Celui-ci voue une véritable passion pour cette artiste femme à travers ses sculptures retrouvées et ses multiples carnets de croquis et de pensées ; il mène une sorte d’enquête sur l’essence d’une œuvre et d’une vie singulière. Deux voix se font entendre : celle du personnage et celle de Jacqueline à travers des extraits de ses carnets.

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Le cinéaste suit pas à pas les pensées de cet homme, se promène et entre dans les lieux fondateurs de l’artiste : l’atelier, la maison, le jardin. En effet, c’est dans l’entrelacement de ces espaces que Jacqueline Lerat construit ses pièces. Ils se combinent en un jeu nécessaire de vie que l’extérieur ne cesse d’influencer pour "teinter le désir et être dans le mouvement des choses, dans l’approche d’un aller vers."

Le monde, la nature sont une source d’inspiration, de réflexion pour l’artiste et guident le mouvement de ses mains qui animent et transforment le matériau en formes anthropomorphes ou végétales qui font le lien entre le ciel et la terre.

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Le jardin occupe une place centrale dans le travail de Jacqueline Lerat. Dans la proximité des plantes, des fleurs et des arbres, il y a, outre cette paix qu’elle ressent et qui garde son mystère, quelque chose de radieux, une joie, une exubérance. L’artiste l’exprime dans ses nombreux carnets par quelques mots ou phrases à côté des dessins de certaines pièces. Ainsi, au-dessus d’une forme haute qui se termine dans un foisonnement rappelant la sensualité, le parfum luxuriant et le rose profond des pivoines du jardin, elle a griffonné : "Il ya, ce jour, cet instant, une telle beauté, une telle lumière dans le jardin que mon corps perd ses limites, une nage en grande eau. L’exclamation ! "

Le déroulement des saisons et le passage du temps imprègnent le travail de Jacqueline Lerat qui se saisit dans ses œuvres des transformations, des transmutations opérées par le temps sur la nature sans jamais les séparer des autres sources de connaissances et d’inspiration.

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Le film met en évidence la force du vivant qui se manifeste dans les corps aux couleurs ocres. Force du vivant, puissance du végétal qui donnent aux pièces une fragilité, un déséquilibre que dansent les chorégraphes dans un mouvement qui se fond dans le paysage.